Même si l'équipement qu'utilise Veolia peut varier d'un établissement à l'autre, le recyclage des lampes se fait toujours par séparation à sec. Chaque machine peut traiter de 20 000 à 40 000 lampes de quatre pieds par période de huit heures et permet d'obtenir un taux de récupération de plus de 99 %. Du poids total d'une ampoule, près de 96 % est récupéré sous forme de verre, 2 % sous forme d'aluminium, moins de 2 % sous forme de poudre de phosphore et moins de 1 % sous forme de mercure destiné au raffinage. Nos procédures d'exploitation uniformisées prévoient le suivi régulier de la teneur en mercure du matériel récupéré, grâce à des techniques qui permettent d'en mesurer les concentrations toxiques minimales et totales. Notre procédé comprend le broyage, la séparation et la filtration à sec. Les lampes sont livrées dans des tonneaux ou des boîtes de carton emballés sur des palettes, puis amenées dans la zone de transit avant de passer au recyclage. C'est là qu'on les déballe et les place sur un convoyeur qui les achemine vers un broyeur où elles sont réduites en particules une première fois, puis une deuxième fois pour obtenir des particules encore plus petites. Le tout est transféré dans un séparateur afin d'isoler les composantes plus volumineuses (embouts d'aluminium), puis tamisé jusqu'à l'obtention de trois matières à recycler : groisil, fines de verre et poussière de phosphore.
Notre système de collecte des vapeurs vise à limiter les vapeurs de mercure et l'émission de poussières pendant le procédé. Il se compose d'un dépoussiéreur à sacs filtrants ou à cartouches muni d'une série de filtres à particules, d'un compresseur d'air pour nettoyer les filtres et d'une cuve au charbon actif. Les vapeurs de mercure et les poussières produites pendant le procédé sont aspirées et filtrées par le dépoussiéreur pouvant capter plus de 99 % des particules de 0,5 microns et plus en suspension dans l'air. Les particules ainsi recueillies s'accumulent dans des conteneurs placés sous le dépoussiéreur, et l'air qui en sort est filtré dans une cuve au charbon imprégné de soufre afin d'éliminer le plus possible les vapeurs de mercure. Un appareil de contrôle en temps réel permet ensuite d'en assurer la surveillance conformément au plan et au permis d'exploitation de l'établissement.
Les ballasts nous arrivent entiers dans des tonneaux. Avant leur traitement, les ballasts sont déposés au congélateur, ce qui a pour effet de fragiliser le produit d'enrobage qu'ils contiennent et d'en faciliter le retrait. Les ballasts, s'ils ne fuient pas, sont ensuite démontés par un premier opérateur qui en coupe les extrémités, détache sa base du couvercle et le dépouille de son contenu qui se compose, entre autres, du transformateur, du condensateur et du produit d'enrobage. Ces deux dernières composantes sont conteneurisées avant d'être expédiées hors site, dans un établissement homologué conformément à la TSCA (loi réglementant les substances toxiques).
Les transformateurs et les enveloppes métalliques sont acheminés vers la zone de traitement où on retire manuellement le surplus de produit d'enrobage pour s'en départir avec le reste. Les enveloppes sont ensuite décontaminées au moyen d'un processus d'élimination physique, puis analysées pour en assurer l'efficacité. Si les résultats d'analyse révèlent une décontamination suffisante, les enveloppes sont vendues comme ferraille. Les transformateurs sont quant à eux divisés en deux catégories de matériel : fils et noyaux. Selon l'établissement, les fils sont décontaminés manuellement ou chimiquement, puis analysés pour s'assurer de l'efficacité du processus. Si les résultats d'analyse révèlent une décontamination suffisante, les fils sont vendus comme ferraille.
Nous classons les piles reçues selon le type de produits chimiques qu'elles contiennent. Nous récupérons le mercure des piles au mercure par distillation et expédions les autres types de piles à différents fournisseurs autorisés et approuvés pour leur remise en état, récupération ou recyclage.
Nous inspectons manuellement tout le matériel reçu. L'étape de prétraitement permet de récupérer des matières recyclables utiles et non contaminées, comme le verre, le métal et le plastique. Les déchets mercuriels restants sont ensuite distillés sous vide. La durée, la température et le cycle de distillation dépendent de la composition du matériel à distiller. Le mercure ainsi extrait est recueilli dans un réservoir puis versé dans des châteaux de transport de 76 livres (34,47 kg). Nous expédions ensuite le mercure accumulé à des usines spécialisées dans la purification, l'emballage et la revente du mercure.
Nous classons l'équipement électronique reçu selon leurs composantes électroniques. L'équipement divers est réutilisé, remis à neuf ou recyclé au pays, alors que les moniteurs sont désassemblés, et leurs tubes cathodiques expédiés à une usine locale spécialisée dans le recyclage et la réutilisation du verre. Leurs différentes composantes, comme le cuivre, le métal ferreux et les fils isolés, sont recyclées hors site. Les unités centrales sont triées puis remises à neuf ou désassemblées pour en récupérer les métaux précieux, les cartes de circuits imprimés, les blocs d'alimentation et les lecteurs.